Depuis l’annonce du premier cas de nouveau coronavirus au Kenya le 13 mars, les autorités de la locomotive économique d’Afrique de l’Est ont adopté des mesures graduelles pour enrayer la propagation de l’épidémie sans pour autant décréter un strict confinement.
L’AFP s’est plongée mardi pendant 24 heures dans la vie de la capitale kényane et de ses 4,3 millions d’habitants, où, comme ailleurs, la crise sanitaire exacerbe les inégalités sociales et fait déjà sentir ses effets néfastes sur l’économie.
Le jour vient de se lever, la brume matinale enveloppe dans la vallée les serres d’une ferme horticole, à 30km au nord de Nairobi. Sur cette route qui file vers le nord et la région de la Vallée du Rift, des policiers armés contrôlent véhicules et piétons.
Depuis le 6 avril, Nairobi et les trois autres principaux foyers de contamination situés sur la côte ont été placés sous cloche. Interdiction d’y entrer ou d’en sortir, sauf exceptions. Le Kenya a enregistré 582 cas au 6 mai dont 329 pour le seul comté de Nairobi.